|
|
|
|
DES ORGANISMES EN FAVEUR DE L’ÉGALITÉ SE RÉJOUISSENT DE LA
NOMINATION DE LOUISE ARBOUR AU POSTE DE
HAUT COMMISSAIRE AUX DROITS DE L’HOMME
Ottawa, le 2 mars 2004 – Des organismes canadiens oeuvrant pour la
reconnaissance des droits en matière d’égalité se réjouissent de la nomination
de la juge à la Cour Suprême du Canada, Louise Arbour, au poste de Haut
Commissaire aux droits de l’homme à l’ONU.
« La juge Arbour possède
d’excellents états de service en matière de droits de la personne; nous
estimons qu’elle représentera une voix majeure au chapitre des droits humains
et d’égalité à l’échelle mondiale », estime John Fisher d’ARC
International, un organisme qui soutient la création de réseaux internationaux
favorisant l’avancement des droits des personnes lesbiennes, gaies, bisexuelles
ou transgenres.
« Alors qu’elle était
juge à la Cour Suprême du Canada, la juge Arbour a, de façon constante, affirmé
les droits des personnes lesbiennes, gaies et bisexuelles à un traitement égal;
notamment lors des causes traitant de souscription discriminatoire en droit
coutumier à l’égard de matériel s’adressant aux lesbiennes et gais, lors du
refus d’une commission scolaire de faire usage de trois livres illustrant des
familles de parents de même sexe et dans le cas de professeurs formés dans une
université Evangelical à ce qu’il n’y ait pas de discrimination dans la salle
de cours», ajoute Laurie Arron, directeur des Affaires juridiques et
politiques à Égale Canada, un organisme pan-canadien promouvant
l’égalité et la justice pour les personnes lesbiennes, gaies bisexuelles et
transgenres, ainsi que pour leur famille.
« Cette nomination vient à point nommé pour les personnes lesbiennes, gaies, bisexuelles ou transgenres à travers le monde alors qu’elles sont à une étape critique de la reconnaissance de leurs droits humains fondamentaux, se tournant de plus en plus vers les instances internationales », analyse Suki Beavers d’Action Canada pour la population et le développement (ACPD), une ONG en faveur des droits sexuels et de reproductifs.
Lors de la 60e
session de la Commission des droits de l’homme qui s’amorcera à Genève dans
deux semaines, une résolution historique du Brésil, en faveur du
respect des droits humains et de l’orientation sexuelle, sera
débattue. Cette résolution, parrainée
conjointement par le Canada, et recevant l’appui de plus de 25 états, a, en
fait, été introduite l’an dernier.
L’opposition qu’elle a suscitée a contraint le report de son débat à
cette année. Cela marquera un point tournant pour la reconnaissance des droits
humains relatifs à l’orientation sexuelle.
En août 2003, le
secrétaire général des Nations Unies, Kofi Annan, affirmait que les droits
des personnes lesbiennes et gaies étaient inclus dans la Déclaration
universelle des droits de l’homme. Plus tôt en 2004, il annonçait que les
Nations Unies reconnaîtraient désormais pour leur programme d’avantages sociaux
les conjointes ou conjoints de membres du personnel étant mariées ou vivant en
union de faits, et ce, pour les couples
de même sexe ou de sexes opposés.
- 30 -
Source:
ARC International : John Fisher (613) 291-5187 ou Kim Vance (902) 889-2288
Egale Canada : Laurie Arron, (416) 839-7178
ACPD : Johanne Fillion, (613) 562-0880, poste 228 ou Suki
Beavers, (613) 562-0880, poste 224